Expo Une pensée pour les familles des vitrines
Infos pratiques
- 18 Avr 2026>30 Août 2026
- 10h00
- Musée Régional d'Art Contemporain (Y aller)
- Sérignan, Hérault
- Expositions
- Payant

Depuis plus de 10 ans, le duo de graphistes conçoit flyers, affiches, livrets de salle, programmes, cartons d’invitation pour le musée : ces objets graphiques accompagnent les expositions, les événements et la programmation du musée. À travers cette exposition, le Mrac Occitanie met en lumière une pratique fondamentale : celle du design graphique comme outil de médiation, de collaboration et de création à part entière.
Pensés pour informer, orienter ou séduire, ils sont par nature éphémères, souvent manipulés, emportés, parfois jetés ou collectionnés par le public. Leur fonction première les destine rarement à être conservés, encore moins exposés. Pourtant, ils constituent une mémoire visuelle précieuse et témoignent d’un travail de conception rigoureux, sensible et engagé.
L’exposition propose de revenir sur ces productions graphiques en les extrayant de leur contexte d’usage pour les considérer comme des objets culturels à part entière. Elle dévoile les coulisses du travail des graphistes du musée : leurs méthodes, leurs choix esthétiques, leurs contraintes, mais aussi leur dialogue constant avec les équipes curatoriales, les artistes invité·es, l’équipe du musée et l’identité de l’institution. Par essence, le travail des graphistes est collaboratif, c’est donc tout naturellement qu’ils ont souhaité inviter les artistes Camille Llobet et Matthieu Saladin à intervenir dans leur exposition. Dans cette relation, le design graphique agit comme une interface, à la fois au service des œuvres et capable d’en proposer une lecture singulière, parfois critique, parfois normative. Il en résulte aussi une réflexion convergente sur la notion de travail, d’archive et de partage.
En mettant en regard différents projets de communication réalisés sur les dix dernières années pour le musée et par extension dans d’autres contextes, l’exposition souligne la dimension collaborative du design graphique. Chaque projet est le fruit d’un échange, d’une interprétation et d’une traduction visuelle d’un propos artistique ou scientifique. Le graphisme devient alors un espace de rencontres entre le musée et les artistes, entre le contenu et le public.
Au-delà de la valorisation d’un travail parfois relégué à l’arrière-plan, Une pensée pour les familles des vitrines interroge les enjeux contemporains du design graphique : sa visibilité, sa pérennité, son statut entre fonction et création. Elle invite le public à porter un nouveau regard sur ces formes familières, à repenser leur rôle dans l’expérience des lieux culturels et à reconnaître le graphisme comme un langage essentiel de notre environnement visuel.
L’exposition de notre travail au Musée régional d’art contemporain à Sérignan est nécessairement collective. Que ce soit dans la conception des supports de communication pour le musée ou d’autres institutions, de livres ou encore d’autres médiums dont la variété fait le design graphique, notre pratique se réalise à la croisée d’autres, à la rencontre des artistes, des commissaires d’exposition et des critiques d’art, des éditeur·ices et des chef·fes de fabrication, des iconographes ou encore des typographes. C’est avec toutes ces personnes que l’exposition se construit.
Ce graphisme ordinaire, s’il accompagne des œuvres n’en est pas une pour autant et l’exposer ne peut en offrir qu’une vue partielle, hors contexte. Ces documents éphémères que nous dessinons sont voués à disparaître : ils apparaissent lorsque le besoin s’en fait sentir – un carton pour annoncer une exposition, une affiche pour communiquer un événement –, et s’évanouissent dès lors que leur mission s’achève. Leur usage est limité dans le temps et l’espace.
Autour de cette production quotidienne, il existe également des œuvres dans lesquelles notre production s’inscrit. Nous avons ainsi invité deux artistes avec qui nous avons collaboré et collaborons au moment de cette exposition : Camille Llobet et Matthieu Saladin avec qui nous sommes traversés par des questions de travail au sens large. L’exposition explore comment le design graphique est en travail, sert au travail ou parle du travail.
Musée Régional d'Art Contemporain
146, Avenue de la Plage 34410 SérignanHistorique L’Espace d’art contemporain Gustave Fayet Le lien entre l’art contemporain et la ville de Sérignan date du début des années 90 et augure la création du musée. Dès 1991, l’Espace d’art contemporain Gustave Fayet met en place une politique d’expositions temporaires de grande qualité présentant des artistes de notoriété nationale et internationale. La ville avait choisi de baptiser cet espace du nom d’un collectionneur de Béziers, Gustave Fayet, riche propriétaire viticole qui a soutenu un grand nombre d’artistes comme Paul Gauguin ou Odilon Redon. Agrandi en 1997, l’Espace est passé d’une superficie de 200 m² à environ 600 m². À raison de quatre à cinq expositions par an, la programmation a su fidéliser différents publics : les amateurs d’art contemporain, les établissements scolaires, la population locale, les touristes qui fréquentent les plages du littoral. Depuis sa création, la majorité des artistes qui y ont exposé ont fait don d’une œuvre, afin de souligner et soutenir son action. test Le musée municipal Détentrice d’une véritable collection, la commune a souhaité, en 2006, la valoriser et la pérenniser en créant un musée, extension de l’Espace déjà existant. Ce redéploiement a permis d’obtenir plus de 2000 m² de surfaces utilisables pour ce nouveau musée, ouvert sur l’artère principale de la ville, au cœur du centre administratif et culturel. Le Musée régional d’art contemporain Le musée de Sérignan devient le Musée régional d’art contemporain Languedoc-Roussillon le 1er janvier 2010. À cette occasion, un espace d’exposition supplémentaire de plus de 500 m² a été ouvert à de nouveaux projets. Une nouvelle étape a été franchie en 2013 avec l’achat à la ville de Sérignan de locaux d’une surface de 430 m² situé au premier étage de la Poste permettant la réalisation en 2016 d’un projet couplant extension-rénovation et renouvellement architectural. Le Mrac inaugure ainsi un musée repensé qui permet la présentation d’expositions toujours plus ambitieuses sur plus de 3200 m². Un musée modernisé à l’identité affirmée En parallèle et afin de rendre visible dès l’extérieur l’identité muséale, le Conseil régional a passé commande à l’artiste français Bruno Peinado pour concevoir une œuvre pérenne sur l’ensemble de la façade du bâtiment abritant cette extension. Il réalise une œuvre in situ intitulée Il faut reconstruire l’Hacienda pour faire le lien avec le bâtiment initial, tout en proposant une interaction avec l’œuvre Rotation de Daniel Buren, apposée sur l’ensemble des parties vitrées du musée initial, et la grande fresque en céramique Les femmes fatales de l’artiste islandais Erró. Avec ses œuvres en façade, le bâtiment du Mrac prend une forme contemporaine et audacieuse : celle d’un musée largement modernisé à l’identité affirmée ; un musée où l’éducation du regard et l’apprentissage de l’œuvre d’art se font dès l’extérieur pour être développé au cœur du musée ; un musée accessible à tous qui outre l’enjeu culturel qu’il représente pour l’ensemble de la région, se présente comme un facteur de développement urbain, économique et de cohésion sociale ; un musée désormais vécu à la fois comme marqueur et animateur du paysage urbain. En savoir plus sur les œuvres dans l’espace public
