Conf. «Le vert, de l'espérance à la nature»
Infos pratiques
- 13 Déc 2023
- 17h00
- Chapelle des Jésuites (Y aller)
- Carcassonne, Aude
- Conférence
- Gratuit

Le vert, très présent dans la nature, est pourtant absent des peintures du Paléolithique et il est très peu utilisé dans l’Antiquité.
Au cœur du Moyen-Âge, le vert symbolise une des trois vertus théologales, l’espérance. Il devient également la couleur de la chevalerie et de la courtoisie ; il est alors omniprésent dans l’art, particulièrement l’enluminure. Il est aussi communément associé à la richesse, aux marchands, aux banquiers. Très courant dans la peinture de la Renaissance, le vert est même spécifiquement associé à un peintre, Véronèse.
Au 18e et 19e siècle, la chimie amène la découverte de nouveaux pigments verts. La couleur envahit la peinture pour traduire la nature qu’exaltent les philosophes des Lumières, le Romantisme et l’Impressionnisme.
Au 19e siècle, l’usage des couleurs se théorise. Associé au rouge, sa complémentaire, le vert exprime des sentiments exacerbés. Ainsi le dit Van Gogh : « J’ai cherché à exprimer avec le rouge et le vert les terribles passions humaines. »
Cycle : La couleur dans la peinture occidentale au fil des siècles
La couleur. Quel vaste sujet tant elle joue un rôle fondamental dans l’art ! Elle est peut-être ce que nous percevons en premier lieu dans une œuvre et, comme le dit Delacroix, « la couleur est par excellence la partie de l’art qui détient le don magique. Alors que le sujet, la forme, la ligne s’adressent d’abord à la pensée, la couleur n’a aucun sens pour l’intelligence, mais elle a tous les pouvoirs sur la sensibilité ».
Ce cycle propose de porter un regard attentif sur les couleurs dans la peinture occidentale au fil des siècles, en les sélectionnant l’une après l’autre pour en montrer l’usage spécifique selon les époques.
Conférencière : Marie-Laure Ruiz-Maugis, historienne de l’art