Vers de nouveaux imaginaires de la ruralité ?

Et si la ruralité n’était plus un “ailleurs” en marge des métropoles, mais le cœur battant des transitions à venir ? Entre crises écologiques, mutations sociales et nouvelles envies de vivre autrement, nos campagnes inspirent.
Une conférence pour repenser la ruralité
Longtemps pensée comme un espace en retrait, la ruralité reste encore trop souvent associée à l’image d’une périphérie en déclin. Pourtant, à l’heure des crises écologiques et sociales, nos campagnes se révèlent comme des territoires stratégiques, riches en ressources, en savoir-faire et en initiatives citoyennes.
Comment changer de regard sur ces espaces ?
Comment les projeter comme des lieux d’invention, de désir et d’avenir ?
C’est tout l’enjeu de cette conférence proposée par le CAUE de l’Aude.
Imaginer ensemble les territoires de demain
À travers des plans-guides de long terme, conçus comme de véritables récits collectifs, Le Vent se lève ! explore de nouvelles manières de concevoir l’aménagement des campagnes.
Loin des modèles figés, ces démarches associent les habitants, les élus et les acteurs locaux pour :
réinvestir les ressources disponibles,
valoriser les économies locales,
cultiver des imaginaires communs porteurs de transitions.
Cette conférence invite à rouvrir nos imaginaires, à penser la ruralité autrement et à retrouver le sens du collectif dans la transformation de nos territoires.
L’intervenant : Karim Lahiani
Karim Lahiani est paysagiste, urbaniste, géographe et politiste.
Lauréat du Palmarès des jeunes urbanistes 2024, il fonde en 2022 l’atelier Le Vent se lève !, qui développe des alternatives aux aménagements destructeurs. Son travail mêle prospective, culture et participation, dans une approche sensible et engagée du territoire.
Pourquoi venir ?
Pour découvrir une autre vision de la ruralité, entre innovation, culture et transition.
Pour échanger avec un professionnel reconnu du paysage et de l’urbanisme.
Pour participer à un moment de réflexion collective sur l’avenir des territoires audois.
Entrée libre sur inscription
Salle de L'Odéum
64 rue Antoine Marty, CarcassonneAu mois d’août 1926, l’architecte Paul Enderlin présente un projet de construction d’une salle de cinéma dans la rue Antoine Marty, à la demande de Gaston François Deumié. Né à Mazerollesdu- Razès dans l’Aude le 1er février 1893, cet entrepreneur de spectacle a déjà dirigé la saison théâtrale de Pâques à Carcassonne en 1922 et 1923. La municipalité Tomey l’autorise le 26 septembre 1926 a bâtir un immeuble à usage exclusif du cinématographe, sur un terrain acheté à M. Gisclard. Le bâtiment, avec sa façade Art-Déco de 20 mètres, sera édifié entièrement en béton armé couvert partie en terrasse, partie avec charpente métallique recouverte de fibre- ciment ondulé. Cinq portes d’accès dont deux pour le bar et le vestiaire, formeront un front de dix mètres de largeur sur la rue. Dans le hall, la billetterie disposera de deux doubles guichets à proximité de la direction et de la surveillance. On accèdera à la salle par six portes à partir du hall et par à la galerie par deux escaliers de 26 marches. La salle au parterre comprendra 300 places (3e catégorie) et 464 places (2e catégorie) ; la galerie, 309 places (1ère catégorie) et 51 places dans les loges. Soit au total avec les strapontins, 1124 places assises. Au-dessous de l’écran, la scène pour loger l’orchestre sera mobile. La cabine de projection construite en béton armé sera accessible par un escalier de service. De nombreuses issues de secours donneront sur la rue Antoine Marty et sur la cour de l’immeuble vers la rue Hugues Bernard. Les conditions de sécurité exigent un poste d’eau muni de tuyaux et de lances au rez-de-chaussée et à l’étage, ainsi qu’un poste de pompier. Le piquet d’incendie ne devra jamais être inférieur à deux hommes pour les représentations. La cabine de projection devra contenir une cuve de minimum un demi-litre, interposée entre le condensateur de lumière et la pellicule. Divers théâtres se fondèrent sous ce nom dans plusieurs états grecs et même à Rome. Gaston Deumié n’entend pas seulement offrir au public des projections de cinéma. Dans un courrier adressé au maire, il sollicite le 9 juin 1927 le classement de l’Odeum en salle de spectacle : « Le but de la direction a été de créer à Carcassonne une salle de spectacle qui ne soit, ni exclusivement populaire, ni exclusivement sélect mais qui puisse réunir à la fois et sans gêne réciproque les places à bon marché, les places moyennes et les places de luxe. » L’inauguration a lieu le 8 octobre 1927 avec la projection du film muet La châtelaine du Liban, réalisé par Marco de Gastyne. L’orchestre de six instrumentistes dirigé par M. Estève illustre en direct les mouvements et les sentiments des acteurs sur l’écran. L’école de musique de l’Odeum créé le 18 octobre 1928 se propose même de former de futurs musiciens sous la direction de Gabriel Dutrey, professeur de musique au Conservatoire de Toulouse et chef d’orchestre du cinéma. Le nouvel équipement de la salle en parlant avec des appareils Western Electric, viendra mettre fin aux indispensables orchestres du muet, à la fin de l’année 1930. L’Odeum fait également la part belle à des pièces de théâtre de boulevard aux titres évocateurs comme Prête-moi ta soeur (1928) et Mon curé chez les riches (1929). Il accueille les conférences politiques comme celle de Philippe Henriot en novembre 1929 ou le Congrès des Jeunesses Radicales en avril 1937. Toutefois, la salle ne perd jamais sa vocation artistique dont la plus notable est la venue de Joséphine Baker et de ses 19 boys, au mois d’avril 1934. À cette époque, Deumié a laissé la direction à François Fargues avant de la reprendre deux ans plus tard. Il se retrouve à la tête de trois établissements culturels après la Libération : l’Odeum, le Grand Casino d’Alès et l’Élysée de Limoux. Ce dernier avait été également construit par Paul Enderlin. Dans les années 1950, Gaston Deumié possède Le Vox, sur le boulevard Jean Jaurès à Carcassonne avant d’en changer l’enseigne le 29 septembre 1956 pour Le Boléro. Il meurt le 26 septembre 1977 à Carcassonne. Son héritier, M. Bonnafous, mettra en vente Le Boléro et l’Odeum en janvier 1979. Le premier sera transformé en garage automobile, le second continuera à être exploité en cinéma jusqu’en 2007. Acquis par la ville de Carcassonne à la société C.G.R, il a fait l’objet de travaux afin d’être aménagé en Maison des associations. Martial Andrieu - Musique et patrimoine de Carcassonne.
